« Tu iras honorer le soldat inconnu » [es]

11 novembre 2010 : La traditionnelle commémoration de la fin de la Première Guerre mondiale a été célébrée au Consulat général de France à Madrid et a été l’occasion de distinguer plusieurs militaires espagnols."Le mot d’ordre des étudiants et lycéens du 11 novembre 1940 demeure, par delà les générations, l’un des plus beaux commandements de la République."

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Cette année, la cérémonie salue le courage des lycéens et étudiants parisiens qui ont célébré l’armistice le 11 novembre 1940, défiant ainsi l’occupant nazi. Une plaque en leur honneur a été dévoilée par le président de la République.

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Mot d’ordre des étudiants de 1940 : « Etudiant de France. Le 11 novembre est resté pour toi jour de Fête nationale. Malgré l’ordre des autorités opprimantes, il sera Jour de recueillement. Tu n’assisteras à aucun cours. Tu iras honorer le Soldat inconnu à 17 h 30. Le 11 novembre 1918 fut le jour d’une grande victoire. Le 11 novembre 1940 sera le signal d’une plus grande encore. Tous les étudiants sont solidaires pour que vive la France. Recopie ces lignes et diffuse-les. »

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L’historien Alain Monchablon rappelle que cet événement est considéré comme "la première manifestation publique de la Résistance".

Faisant honneur aux étudiants résistants de 1940 à Paris, en mémoire aux combattants de la "grande guerre", des élèves du Lycée Français de Madrid et du Lycée Molière ont participé à cet hommage, le 11 novembre 2010 au consulat général de France à Madrid, en lisant des lettres de soldats :

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- lettre lue par un élève du Lycée Molière :

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Lettre de Louis Pergaud à Eugène Chatot
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- lettre lue par un élève du Lycée français de Madrid :

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Lettre d’un soldat à sa mère
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- Le ministre conseiller de l’ambassade de France à Madrid, M. Jean-Claude Nolla a lu ce message :

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Après les dépôts de gerbes et une minute de silence en l’honneur des soldats morts pour la France, drapeaux en berne, les hymnes français, espagnol et européen ont été joués.

Six militaires espagnols ont été distingués par la Médaille de la Défense nationale :
- Vice-amiral Juan Francisco MARTINEZ NUÑEZ (or)
- Lieutenant colonel Juan Pablo SANCHEZ DE LARA (or)
- Commandant Carlos FRIAS SANCHEZ (argent)
- Lieutenant colonel Juan Ignacio MOLINA CAPILLA (argent)
- Lieutenant colonel Gabino REGALADO DE LOS COBOS (argent)
- Lieutenant Colonel Alejandro BRESSEL DIAZ (bronze)

- D’autre part, le colonel de l’armée de l’air Ludovic Dumont a été décoré de la médaille de la Défense nationale (or) avec citation à l’ordre de la brigade aérienne.

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- L’armistice de 1918 :

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Dossiers :
- Le 11 novembre en France

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Hommage du Président de la République

- Dossier sur la Célébration nationale du 92e anniversaire de l’Armistice de 1918 par le Président de la République :

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92e anniversaire armistice 1918
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- 11 novembre : des cérémonies pour une page d’histoire à la Mairie de Paris

- Le Bleuet de France est une association à but non lucratif, dont l’origine remonte à 1916, durant la Première Guerre mondiale, qui veut être le symbole de la mémoire et de la solidarité, en France, envers les anciens combattants et les autres victimes de la guerre "morts pour la France". Aujourd’hui, la vocation du Bleuet de France perdure : "La mémoire se transmet, l’espoir se donne !". Cette année, la campagne nationale de collecte du Bleuet de France s’est déroulée dans toute la France et à l’étranger, du 2 au 11 novembre.
Pour en savoir plus, consultez la page de l’Œuvre Nationale du Bleuet de France
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- "La marche héroïque du Soldat inconnu" : Dès 1916, la France cherche un symbole pour ses milliers de morts emportés dans la glaise de la Grande Guerre. Le 28 janvier 1921, une victime anonyme est inhumée sous l’Arc de Triomphe. Deux expos retracent la genèse de cet hommage national.

- "La naissance du Soldat inconnu" : Il y a 90 ans, le corps d’un soldat français non identifié arrivait à l’Arc de Triomphe à Paris tandis qu’était inhumé à l’abbaye de Westminster à Londres celui d’un soldat britannique anonyme, deux ans jour pour jour après l’armistice de la Grande Guerre.

- "L’autre 11 Novembre". Nicolas Sarkozy a dévoilé sous l’Arc de Triomphe, en marge des commémorations de l’armistice de 1918, une plaque qui va rendre hommage aux lycéens et étudiants qui, le 11 novembre 1940, ont défié les Allemands en plein cœur de Paris. De 3 à 5 000 jeunes ont manifesté place de l’Etoile leur hostilité à l’occupant, premier acte de résistance en France, après l’appel du 18 juin. Ils sont allés fleurir la tombe du soldat inconnu pour commémorer l’armistice de 1918, ce qu’avait interdit l’occupant. Un rassemblement réprimé par la Wehrmacht et la police française. Bilan : 2 disparus, 15 blessés et plus de 1000 interpellations.

- "Un hommage aux combattants musulmans" : Ce 11 novembre 2010 était aussi l’occasion d’un hommage aux quelque 100.000 combattants musulmans morts pour la France lors des deux guerres mondiales. Le ministre de la Défense, Hervé Morin, a souligné jeudi que « la diversité de la société française » était « un atout » à « valoriser » lors d’un hommage à la Grande mosquée de Paris. Deux plaques - une en français, une en arabe - ont été dévoilées, en l’honneur des milliers de tirailleurs, goumiers ou spahis, originaires d’Afrique du nord, d’Afrique noire et du reste de l’ancien empire français, morts sous l’uniforme français.
« La diversité de la société française, notamment dans un monde global, est une chance et un atout qu’il nous faut valoriser. S’appuyer sur l’Histoire, ça permet de dresser des perspectives pour l’avenir », a souligné le ministre. « Que nous le fassions chacun à notre façon, dans des lieux symboliques et historiques majeurs comme la Grande mosquée, c’est important », a-t-il dit.
Quelque 70.000 soldats musulmans au total sont morts pour la France ou on été portés disparus de 1914 à 1918, ainsi que plus de 16.600 de 1940 à 1945 pour les seuls combattants originaires d’Afrique du Nord, selon une estimation du ministère. Le recteur de la Grande mosquée, Dalil Boubakeur, a souligné pour sa part l’aspect « hautement symbolique » de l’hommage rendu aux soldats musulmans. La Grande mosquée de Paris a été construite de 1922 à 1926, en hommage aux musulmans morts pour la France en 1914-1918. Sa construction avait alors été décidée, à la demande notamment de leurs officiers, après un vote du Parlement.


Dernière modification le 15/09/2017

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