Remise du Prix Ortega y Gasset de Journalisme à Jean Daniel [es]

Le fondateur du Nouvel Observateur, Jean Daniel, a reçu, le mardi 4 mai à Madrid, le prix Ortega y Gasset de Journalisme pour honorer son parcours professionnel.

Galerie photographique sur le site d’El Pais

Cette 27ème édition des prix Ortega y Gasset a notamment récompensé le travail d’enquête mené par la rédaction d’El Pais dans le cadre de l’Affaire Gürtel, les crimes à Ciudad Juarez relatés par Judith Torrea, et le reportage photographique de José Cendon pour le quotidien catalan La Vanguardia.

Les Prix Ortega y Gasset de Journalisme ont été présidés par Miguel Zugaza, directeur du Musée du Prado, et le Jury a été composé par le cinéaste Daniel Monzon, la présidente de Microsoft Espagne, Maria Garaña, le journaliste et écrivain Daniel Samper et les quatre directeurs d’El Pais depuis sa fondation : Juan Luis Cebrian, Joaquin Estefania, Jesus Ceberio et Javier Moreno.

JPEG

Le Prix Ortega y Gasset de Journalisme a été décerné à Jean Daniel pour honorer son exceptionnelle trajectoire professionnelle. Le jury a ainsi reconnu en la figure de Jean Daniel, déjà distingué en 2004 par le Prix Prince des Asturies, une personnalité qui "a contribué à créer des équipes de professionnels qui aujourd’hui sont devenus les figures les plus importantes dans l’histoire du journalisme européen".

La remise des Prix Ortega y Gasset sur le site d’El Pais

Les Prix Ortega y Gasset de Journalisme 2010

Le blog de Jean Daniel

Le Nouvel Observateur

- Extraits de l’hommage rendu à Jean Daniel par Juan Luis Cebrian, ancien directeur d’El Pais et actuellement directeur général du groupe PRISA : "Nous reconnaissons aujourd’hui l’excellence du journalisme, de toute une vie consacrée à ce métier, dans la personne de Jean Daniel, dont la condition d’intellectuel de premier ordre, de penseur et d’homme d’action, ne lui a jamais éloigné de son métier de journaliste, un métier qu’il exerce avec cette humilité et cette absence d’arrogance reconnaissables uniquement chez les grands maîtres. (...) Comme Camus, et selon ses propres mots, au cours de sa longue vie de journaliste, Jean Daniel a su défendre et lutter contre les dangers de cette profession. « Se soumettre au pouvoir de l’argent, flatter, vulgariser, mutiler la vérité sous des prétextes idéologiques : mépriser le lecteur »."

- Extraits de l’interview accordée par Jean Daniel à El Pais : "Celui qui dirigea Le Nouvel Observateur pendant de longues années se montre optimiste sur le futur de la presse écrite malgré les incertitudes de la première décennie du XXIème siècle. « Il y aura sûrement moins d’acheteurs de presse écrite dans le futur, mais ils seront plus exigeants. Maintenant les journaux sérieux sont de meilleure qualité, plus intéressants, puisqu’ils sont obligés d’approfondir l’information : les faits se trouvent presque en temps réel à la télévision, à la radio ou sur Internet », précise-t-il. « L’information n’est plus seulement une nouvelle, mais des faits traités en profondeur »."

Dernière modification le 15/09/2017

haut de la page