Plantation vitivinicole:B. Le Maire intensifie la mobilisation de l’UE [es]

Secteur vitivinicole

Maintien des droits de plantation - Mobilisation européenne

Communiqué du Ministère de l’Agriculture, de l’Alimentation, de la Pêche, de la Ruralité et de l’Aménagement du Territoire


Paris, 15 mars 2012


Bruno Le Maire, ministre de l’Agriculture, de l’Alimentation, de la Pêche, de la Ruralité et de l’Aménagement du Territoire, a participé à l’audition organisée par le Parlement européen à l’initiative de Michel Dantin et d’Astrid Lulling, le 19 mars 2012, sur l’avenir des « droits de plantation » pour le secteur vitivinicole.

Conjointement avec plusieurs ministres européens de l’Agriculture, des parlementaires européens et nationaux ainsi que de nombreuses organisations professionnelles, Bruno Le Maire y a défendu le maintien, au-delà de 2015, de cet instrument de régulation essentiel à la pérennité d’un secteur vital pour l’économie européenne et la compétitivité de son agriculture.

S’appuyant sur la très forte mobilisation des professionnels de la viticulture et des élus de la vigne, la France mène une intense campagne diplomatique afin de garantir la régulation de la filière vitivinicole en Europe. Faisant suite aux déclarations du président de la République et sur la base du rapport parlementaire de Catherine Vautrin sur les droits de plantation, remis le 19 octobre 2010, Bruno Le Maire se bat, aux côtés de l’Allemagne et des États membres producteurs de vin, pour la défense de ce secteur.

Le 14 avril 2011, neuf États membres (France, Allemagne, Italie, Chypre, Luxembourg, Hongrie, Autriche, Portugal, Roumanie) ont demandé à la Commission européenne d’étudier les modalités d’un maintien des droits de plantation, au-delà de 2015, afin de garantir la qualité des vins européens, la stabilité des marchés vitivinicoles et d’assurer un développement maîtrisé de la production et le maintien de l’activité vitivinicole dans les zones à faible potentiel agronomique. Rejoints par l’Espagne, la Grèce, la République tchèque, la Slovaquie, la Slovénie et la Bulgarie, ce sont aujourd’hui 15 États-membres de l’Union européenne, représentant 98 % de la production viticole européenne, qui souhaitent le maintien d’un encadrement des plantations.

Le Parlement européen s’est clairement prononcé, en juin 2011, en faveur du maintien des droits de plantation.

Faisant suite à cette forte mobilisation, la Commission européenne a annoncé, le 19 janvier 2012, la mise en place d’un groupe de réflexion à haut-niveau sur le secteur du vin et, en particulier, sur la question des droits de plantation.

Alors que les négociations sur l’avenir de la Politique agricole commune (PAC) à l’horizon 2020 entrent dans une phase cruciale, Bruno Le Maire reste déterminé pour aboutir à une décision européenne en faveur du maintien des droits de plantation. Bruno Le Maire poursuivra les démarches diplomatiques, en lien étroit avec le Parlement européen, les parlementaires nationaux et les élus de la vigne ainsi que les organisations professionnelles, afin de rassembler le Conseil de l’Union européenne.

Comme en témoignent l’Appel de Paris du 9 décembre 2009 pour une politique agricole et alimentaire forte et la position franco-allemande du 14 septembre 2010 pour une PAC forte au-delà de 2013, la nouvelle régulation européenne des marchés agricoles est au cœur des priorités portées par la France et soutenues par une très large majorité d’États membres pour la réforme de la PAC, afin de garantir en Europe des filières agricoles modernisées, productives et compétitives. En France, les exportations de vins se sont élevées, en 2011, à 7,17 milliards d’euros./.

(Source : site Internet du ministère de l’Agriculture, de l’Alimentation, de la Pêche, de la Ruralité et de l’Aménagement du Territoire)

Dernière modification le 23/03/2012

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