La France, engagée contre les violences faites aux femmes [es]

Déclarée grande cause du quinquennat du président de la République, l’égalité entre les femmes et les hommes mobilise aujourd’hui l’ensemble du Gouvernement et s’inscrit dans une stratégie forte et ambitieuse. Découvrez les 10 mesures du gouvernement pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles.

Comme en Espagne, le problème de la violence contre les femmes en France est très grave : on estime que 225 000 femmes âgées de 18 à 75 ans sont chaque année victimes de violences physiques et/ou sexuelles commises par leur ancien ou actuel partenaire intime. 109 femmes ont été tuées l’an dernier par leur partenaire, soit 78,99 % du total de victimes de violences au sein du couple. Les morts violentes au sein du couple représentent actuellement 15,8 % des homicides non crapuleux et violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner, selon une étude du ministère de l’Intérieur.

A l’occasion de la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, le #25Novembre, premier anniversaire de la #GrandeCauseduQuinquennat, la secrétaire d’État en charge de l’Égalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa, présente 10 mesures engagées par le gouvernement :

  • 1. Verbalisation du harcèlement de rue (Ifop + 86 % des Françaises concernées)
  • 2. Meilleure condamnation des agresseurs (par exemple contre le « upskiriting », être violent envers une femme en présence d’enfants est une circonstance aggravante et c’est condamné).
  • 3. Formation des professionnels (avec la MIPROF)
  • 4. 530 millions d’euros : Budget en forte hausse.
  • 5. Éducation à la vie affective et sexuelle (3 séances par an à l’école).
  • 6. Allongement du délai de prescription pour les crimes commis sur mineurs (30 ans après la majorité pour déposer une plainte, avant 20 ans).
  • 7. Contrats locaux contre les violences. (Création d’alertes pour protéger et sauver des femmes victimes de violence conjugale et qui n’osent pas parler)
  • 8. 1 million d’euros pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles au travail (pour les projets portés par les syndicats, par des partenaires sociaux, par des associations)
  • 9. Plateforme de signalement en ligne des violences sexistes et sexuelles.
  • 10. 100 % d’appels au 3919 (numéro d’appel d’urgence pour les femmes victimes de ces violences. Le gouvernement a décidé d’engager 120 000 euros supplémentaires, ce qui correspond au recrutement de trois écoutantes pour que 100 % des appels soient répondus).

Le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, la secrétaire d’Etat chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations, Marlène Schiappa, et la ministre de la Justice, Nicole Belloubet ont présenté mardi 27 novembre un portail de signalement en ligne des violences sexuelles et sexistes, disponible 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, qui doit permettre aux victimes d’entrer en contact par tchat avec des policiers ou des gendarmes spécifiquement formés.
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Déclaration de la France à l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes (25 novembre 2018)

À l’occasion de la 19e journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, qui a été célébrée le 25 novembre, la France a réaffirmé son engagement et sa détermination à ce que la communauté internationale combatte et élimine toutes les formes de violences faites aux femmes... Lire la suite

- Secrétariat d’Etat chargé de l’égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations
- stop-violences-femmes.gouv.fr

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Le Gouvernement a lancé le 30 septembre 2018 une campagne de communication "Réagir peut tout changer", destinée à l’entourage des victimes et aux témoins de violences sexistes et sexuelles. Dénoncer ne suffit plus : il faut désormais changer les comportements.
www.gouvernement.fr/lutte-contre-les-violences-faites-aux-femmes-une-campagne-pour-changer-les-comportements

Des avancées conséquentes en un an :

- Sur la lutte contre les violences sexistes et sexuelles : loi promulguée en août

  • Lutte contre le harcèlement de rue : création de l’infraction d’outrage sexiste, sanctionnée par une amende allant de 90 à 750 euros ;
  • Ouverture d’une plateforme de signalement en ligne accessible 24/24 et 7/7 pour les victimes de violences, harcèlement, discriminations pour faciliter le dépôt de plainte ;
  • Allongement du délai de prescription de 20 à 30 ans pour les crimes sexuels commis sur mineurs ;
  • Protection des mineurs de 15 ans : la qualification du viol pourra être directement déduite du jeune âge de la victime ;
  • Lancement d’une grande campagne de communication gouvernementale appelant les témoins de violences à agir et à ne pas rester dans le silence.
  • Mise en place d’unités de prise en charge globale du psycho-trauma, avec 10 unités pilotes sur l’ensemble du territoire, afin d’assurer un accompagnement et une prise en charge adaptés des victimes de violences.

- Sur l’égalité professionnelle : loi promulguée en septembre (loi « pour la liberté de choisir son avenir professionnel »)

  • Obligation de transparence sur les écarts de salaire pour les entreprises ;
  • Obligation de consacrer une enveloppe de rattrapage salarial en faveur des femmes en cas d’écarts ;
  • Sanction en cas de différence persistante après 3 ans ;
  • Multiplication par 4 du nombre de contrôles de l’inspection du travail sur le sujet, en passant de 1 700 à 7 000 contrôles par an.

Quelques chiffres sur les inégalités entre les femmes et les hommes aujourd’hui

  • 25 % d’écart de salaires entre les femmes et les hommes, dont 9 % non expliqués.
  • 30 % des femmes à temps partiel contre 8 % des hommes
  • 3 % de femmes présidentes d’entreprise
  • 65 % de garçons dans les filières universitaires scientifiques et sportives.
  • 1 femme décède tous les 3 jours sous les coups de son conjoint ou ex-conjoint.
  • 62 000 viols et tentatives de viols en 2016

Dernière modification le 27/11/2018

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