La France, à l’avant-garde de la protection de la biodiversité [es]

En réponse à l’appel des scientifiques de la Plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES), réunis au siège de l’UNESCO, à Paris, le président de la République a annoncé, le 6 mai 2019, des actions renforcées dans plusieurs domaines. Le chef de l’État a ainsi réaffirmé l’engagement et l’ambition française en matière environnementale à l’échelle nationale, européenne et internationale.

Dans le domaine de l’alimentation, de l’agriculture et de la pêche, Emmanuel Macron a appelé à « un changement de nos modèles » et réaffirmé les objectifs français de réduction de l’utilisation de pesticides de moitié d’ici 2025 et de sortie du glyphosate en 3 ans. La préservation des sols et la gestion de nos territoires sera également au cœur de nos priorités avec, entre autres, l’extension des aires marines protégées, de 22% aujourd’hui à 30% d’ici 2022. Enfin, la protection de la biodiversité passera également par la lutte contre le gaspillage et contre toutes formes de déchets.

Afin de gagner cette bataille pour la biodiversité et contre le changement climatique, le Président a également demandé une revue des dispositifs budgétaires et fiscaux pour les mettre en conformité avec notre ambition en la matière. Il s’agira de vérifier, secteur par secteur, que nos normes et nos dépenses sont en cohérence avec nos objectifs de préservation de l’environnement.

La France défend aussi un agenda européen ambitieux qui comprend par exemple la réduction de moitié de l’utilisation de produits phytosanitaires d’ici 2025, la fin de l’importation de produits agricoles issus de la déforestation d’ici 2030 ou encore un appui financier pour les agriculteurs qui sont mobilisés dans ce sens. Par ailleurs, rappelons que la France est le seul pays européen à avoir dit ‘non’ à l’ouverture d’un accord commercial avec un pays voulant sortir de l’accord de Paris et à s’être doté d’une stratégie de lutte contre l’importation de produits issus de la déforestation.

Preuve de la volonté de la France de se situer à l’avant-garde de la mobilisation internationale, la préservation de la biodiversité et des océans seront l’une des priorités de la présidence française du G7. Dans cette même dynamique, le Président a souhaité qu’un sommet de haut niveau (chefs d’État et de gouvernement) se réunisse à Marseille en juin 2020 afin de se préparer au mieux à la réunion de la COP15 sur la biodiversité prévue la même année en Chine et à l’issue de laquelle il est nécessaire qu’émerge un accord aussi ambitieux que celui de Paris. Notons que la France est le premier pays du G7 à inscrire dans la loi la fermeture des centrales à charbon et le seul pays au monde à avoir adopté une loi mettant fin à la production de pétrole et de gaz sur son sol, le but étant de sortir des énergies fossiles.

Qu’est-ce que L’IPBES ?

Créée le 21 avril 2012, la Plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES) compte 130 États membres. Souvent décrite comme le "GIEC de la biodiversité", l’IPBES est l’instance scientifique et politique mondiale chargée de fournir à tous les décideurs les meilleurs éléments probants disponibles concernant les populations et la nature. Sa mission : renforcer les politiques et les décisions grâce à la science, en vue de la conservation et de l’usage durable de la biodiversité, du bien-être humain sur le long terme et du développement durable.
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Dernière modification le 11/06/2019

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