Conférence climat de Doha : déclarations françaises [es]

COMMUNIQUE DE M. PASCAL CANFIN, MINISTRE DELEGUE AUPRES DU MINISTRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES, CHARGE DU DEVELOPPEMENT ET DE MME DELPHINE BATHO, MINISTRE DE L’ECOLOGIE, DU DEVELOPPEMENT DURABLE ET DE L’ENERGIE (05/12)

LA FRANCE VEUT UN ACCORD A DOHA

Alors que les rapports scientifiques ne cessent de confirmer la réalité du réchauffement climatique et que le
typhon qui vient de frapper les Philippines en confirme les conséquences dramatiques, il est urgent de
progresser vers un accord universel de réduction des émissions de gaz à effet de serre. La conférence de Doha
doit être l’occasion de relever les ambitions à court terme dans l’action contre le réchauffement climatique et
une étape utile vers un accord ambitieux, que la communauté internationale s’est fixée pour objectif de conclure
en 2015, pour une entrée en vigueur en 2020.

C’est le message qu’a porté Delphine Batho, ministre de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie,
lors d’une réunion ministérielle qu’elle a coprésidée aujourd’hui, avec Herman Rosa Chavez, ministre de
l’Environnement et des Ressources naturelles du Salvador. En introduction de cette réunion, M. Ban Ki Moon,
Secrétaire général des Nations unies a rappelé l’urgence à agir et annoncé sa volonté de convoquer un sommet
des chefs d’Etat et de gouvernement en 2014. La ministre française a rappelé que les objectifs de réduction
fixés volontairement par les différents pays parties à la Convention ne permettaient pas en l’état d’éviter un
réchauffement climatique supérieur à 2°C. Sans atte ndre 2015, il faut donc agir dès maintenant. La France,
avec l’Union européenne, est prête pour sa part à prendre de nouveaux engagements contraignants de
réduction de ses émissions de gaz à effet de serre, dans le cadre d’une seconde période du Protocole de
Kyoto. Il est important que d’autres pays s’engagent eux aussi sur de tels objectifs contraignants.

Lors de son intervention durant la table ronde ministérielle, Pascal Canfin, Ministre délégué chargé du
Développement, a rappelé l’engagement européen de poursuivre les efforts de financement en faveur des plus
vulnérables. Il a souligné l’engagement de la France, qui a consacré, dans le cadre du seul Fast Start, entre
2010 et 2012, plus de 1,2 milliards d’Euros à la lutte contre le changement climatique (soit 420 millions d’Euros
par an), mais aussi que le Fast Start ne constituait qu’une petite partie des financements climat. Les
financements bilatéraux de l’Agence Française de Développement (AFD) dans le secteur de l’énergie ont
désormais comme priorité les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique, afin d’accompagner les pays en
développement vers un modèle sobre en carbone. Le ministre a aussi rappelé l’importance de l’engagement de
la France sur les financements climat via l’affectation d’une partie de la taxe sur les transactions financières au
climat et notamment au futur Fonds vert pour le climat, tout en insistant sur les efforts en faveur de l’adaptation
qui méritent d’être renforcés dans les négociations pour l’accord de 2015.

Déclarations du porte-parole du ministère des Affaires Étrangères : Déplacement de M. Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères à Doha (5 - 7 décembre 2012)

Paris, le 5 décembre 2012

Le ministre des Affaires étrangères se rend à partir d’aujourd’hui à Doha pour assister au volet ministériel de la conférence des Nations unies sur les changements climatiques en compagnie de Mme Delphine Batho, ministre de l’Ecologie, du développement durable et de l’énergie et de M. Pascal Canfin, ministre délégué chargé du Développement.

Ces conférences constituent le cadre principal de la négociation multilatérale sur le climat. Elles témoignent de la prise de conscience collective des efforts à entreprendre pour limiter la hausse des températures à 2°C d’ici la fin du siècle, comme la communauté internationale s’y est engagée à Copenhague en 2009.

Face à l’urgence d’agir contre les changements climatiques, les États doivent consolider à Doha les résultats obtenus à la conférence de Durban en 2011, notamment avancer vers un futur régime juridique international de lutte contre le changement climatique incluant dès 2015 tous les grands émetteurs et entrant en vigueur en 2020 au plus tard.

Consciente des nombreux défis posés par le changement climatique, la France est résolument engagée dans une transition écologique et énergétique sur le plan national. Elle entend apporter une contribution active aux efforts de la communauté internationale. Nous sommes pleinement mobilisés, aux côtés de nos partenaires, notamment qatariens, pour assurer le succès de la conférence de Doha et ouvrir la voie à un accord le plus ambitieux possible en 2015.

Communiqué de la présidence de la République

Paris le 30 novembre 2012

Au moment même où se tient la Conférence des Nations unies sur le climat à Doha, le président de la République, M. François Hollande, a reçu une délégation de scientifiques français membres du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) conduite par Jean Jouzel, vice-président du GIEC, et composée de Hervé Le Treut, Pascale Braconnot, Stéphane Hallegatte, Catherine Jeandel, Serge Planton, et de Valérie Masson-Delmotte.
Les ministres Delphine Batho et Pascal Canfin ont participé également à cet entretien.

Le président de la République a salué l’excellence de la recherche française en matière d’études sur le climat, et le rôle essentiel du GIEC au niveau international dans l’avancée et la diffusion des connaissances en la matière.

Les résultats des travaux du GIEC sur l’évolution actuelle du climat, les impacts possibles à court et moyen terme, notamment en France, le rôle des océans, les enjeux des négociations climatiques, les politiques à conduire pour faire face au réchauffement climatique, dont l’aide à l’adaptation pour les pays les plus pauvres, ont fait l’objet d’exposés et d’échanges approfondis.

La nécessité d’agir plus vite et plus efficacement pour limiter la hausse de la température du globe à 2°C d’ici la fin du siècle a été particulièrement soulignée. Le président de la République a rappelé que c’est l’un des objectifs majeurs de la transition énergétique dans laquelle il a voulu que la France s’engage, à l’issue d’un large débat débuté le 29 novembre.

Il a réaffirmé la volonté résolue de la France, avec l’Union européenne, d’aboutir à un accord ambitieux de l’ensemble des pays de la planète en 2015, et sa disponibilité pour accueillir la conférence des Nations unies sur le climat cette même année.

Le président de la République a considéré que les politiques à conduire en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre et d’adaptation au changement climatique constituaient par ailleurs de formidables opportunités de croissance « verte », qui puissent concilier performance économique, progrès social, et préservation de la planète./.

(Source : site Internet de la présidence de la République)

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Déclarations du porte-parole du ministère des Affaires Étrangères : Négociations internationales sur le climat - Doha (du 26 novembre au 7 décembre 2012)

Doha accueille du 26 novembre au 7 décembre 2012 la XVIIIème conférence des parties à la convention cadre des Nations unies sur les changements climatiques et la 8ème réunion des parties au protocole de Kyoto.

Ces conférences constituent les instruments centraux de la négociation multilatérale sur le climat. Elles témoignent de la prise de conscience collective des efforts à entreprendre pour limiter la hausse des températures à 2°C d’ici la fin du siècle, comme la communauté internationale s’y est engagée à Copenhague en 2009.

Face à l’urgence d’agir contre les changements climatiques, les États doivent consolider à Doha les résultats obtenus à la conférence de Durban en 2011, notamment avancer vers un futur régime juridique international de lutte contre le changement climatique incluant dès 2015 tous les grands émetteurs et entrant en vigueur en 2020 au plus tard.

La France et ses partenaires européens doivent également adopter à Doha un amendement au protocole de Kyoto dont la première période d’engagement arrive à échéance fin 2012. Le protocole, même s’il ne couvre qu’une partie des émissions mondiales, reste en effet à ce jour le seul instrument international juridiquement contraignant, comportant des cibles de réduction des émissions de gaz à effet de serre.

La France et ses partenaires européens plaident pour un réengagement pour la période 2013-2020. Ce délai assurerait la continuité du régime international jusqu’à l’entrée en vigueur d’un nouvel accord global en 2020. Il est également cohérent avec les engagements européens pris dans le cadre du paquet énergie-climat adopté en 2008 sous présidence française.

Consciente des nombreux défis posés par le changement climatique, la France est résolument engagée dans une transition écologique et énergétique sur le plan national. Elle entend apporter une contribution active aux efforts de la communauté internationale. Nous sommes pleinement mobilisés, aux côtés de nos partenaires, notamment qatariens, pour assurer le succès de la conférence de Doha et ouvrir la voie à un accord le plus ambitieux possible en 2015.


Pour en savoir plus

- Programme de la Conférence à Doha_"La France à Doha pour relever le défi climat" :

PDF - 810.6 ko
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- La France et l’accès à l’énergie durable (novembre 2012)  :

PDF - 587.9 ko
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- La France et la promotion des financements innovants en faveur du climat :  :

PDF - 552.3 ko
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- La France, un pays mobilisé pour répondre au défi climatique mondial :

PDF - 779.5 ko
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Dernière modification le 07/12/2012

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